Réserve Mastigouche (zone 14)
Lacs Elliot, Turner, Quille, Hannetons
Groupe:  Serge Courval, Sébastien Vallières, Louis Dupuis, Jean McMurray
Période 2 (du 15 au 20 septembre)

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2000-  L'épluchette du mois d'août

Le fait que nous n'ayons pas frappé en 1999 n'a rien diminué de notre goût pour la chasse à l'orignal.    Nous avons fait nos applications comme d'habitude afin d'obtenir un secteur ayant un bon potentiel.   Et nous avons été favorisés par le sort : ce sera le secteur 14, durant la deuxième semaine.  Il faut dire, pour ceux qui ne le savent pas déjà, que le secteur 14 est un des meilleurs de la Réserve, sinon le meilleur.   En tout cas, il présente, année après année, des statistiques remarquables autant du côté des orignaux abattus que des orignaux vus, mais non-abattus.  C'est plus que bon signe pour la saison qui s'en vient.

Un de nos grands amis, Guy Bergeron y chassera durant la première semaine.  On ne peut souhaiter un meilleur groupe pour nous précéder.  Ce sera certes de bons chasseurs qui sûrement feront mouche, mais au moins, ils ne "brûleront" pas le secteur.

Nous apprenons un peu plus tard que le troisième groupe est constitué de Daniel Laurendeau et les membres habituels de son groupe.  Il nous contacte et désire se jumeler à nous pour les divers travaux que nous ne manquerons sûrement pas de faire.

Pierre avait prévu depuis longtemps de faire un voyage en France.  Ce sera cet automne, à la place de la chasse à l'orignal.  Nous invitons Sébastien Vallières, qui était du groupe deux ans auparavant. Il accepte sur-le-champ.

Nous connaissions des chasseurs qui y étaient allés l'an passé.  Ils avaient construits quatre miradors, sûrement encore fonctionnels car ils étaient faits de bois de sciage et non de bois rond. Nous irons voir cela et si nécessaire, nous en construirons d'autres.    Nous avons bien hâte d'aller voir ce secteur qui est tout nouveau pour nous.

Évidemment, très tôt en saison, nous avons fait notre première visite.  Très encourageant, car il y avait des pistes partout.  Nous avons commencé à aménager des salines.   Évidemment, Guy apportait son grain de sel à la cause.  Daniel Laurendeau aussi, nous accompagnait presque toujours et les travaux allaient bon train.

Cette année, nous avons réservé notre séjour de pêche au lac Violon, de sorte que nous n'étions pas bien loin de notre secteur de chasse.  Inutile de vous dire que nous avons jeté une pointe de ce côté.  De plus, Daniel Duval qui nous accompagnait, chasserait dans la zone 25 cette année.  Nous faisions d'une pierre deux coups lors de nos visites.

2000-  Le chasseur Serge, quelque temps après son coup de feuTrès vite, les salines ont été prêtes :  nous en avons fait sept.  Certaines sont visitées assez tôt alors que d'autres (comme à la Baie Philippe) ne l'ont presque jamais été.  Mais celles qui fonctionnaient (Lac Quille, Cache à Paul) compensaient largement pour nous encourager.  Guy a même fait une expérience, résultat d'un cours qu'il a suivi.  Il a acheté une sorte de poudre magique.   Nous devons d'abord enlever environ huit pouces de terre dans un rayon d'environ trois pieds.  Nous devons remplir le trou avec du sable fou, mélangé à cette fameuse poudre.  Nous avions pris soin de ramasser du sable en s'en venant.   Nous étions, lui et moi, plus ou moins sceptiques quant au résultat.  Mais croyez-le ou non, moins de trois jours plus tard, un orignal avait fréquenté le site et y avait apposé son empreinte en plein milieu !!!

Je vous ai parlé plus haut qu'il y avait quatre miradors d'installés déjà :  lac Quille, Lac Hannetons, Lac du Bruant et Cache à Paul.  Nous avons décidé d'en construire cinq autres :   Baie du Hanneton, Baie Philippe, Lac des Blattes, et deux autres dans des bûchés (une que nous appellerons "Cache à Louis" et l'autre "Cache à Guy".   Évidemment, nous avons dû aménager divers sentiers pour avoir accès à ces endroits de chasse.  Les plus difficiles furent celui de la Baie du Hanneton et le sentier qui en passant par la Baie Philippe se rend jusqu'à la "Cache à Paul", pour faire une boucle.

Évidemment, tout cela a pris plusieurs voyages mais nous aimons vraiment cela.  De plus, le fait d'être trois groupes qui travaillent conjointement rend le travail plus plaisant.  Ajoutons à cela que nous avons vu plusieurs fois des orignaux.  Nous ne nous faisions pas tirer les oreilles lorsqu'il était question d'aller à la zone.

Nous avons organisé cette année une activité que nous voulons perpétuer à tous les ans si c'est une réussite :   une épluchette de blé d'inde dans notre zone.  Lors d'un samedi qui convient à tous, nous nous retrouvons donc au bout de la route forestière # 21-2 dans l'éclaircie.   Outre les chasseurs présents (Louis, Sébastien et Jean), on retrouve bien sûr les deux Daniel, Louis-Philippe et Léonce, mais aussi Gilles Thibault et un ami de Louis-Philippe.  Nous avons passé un bel après-midi en pleine nature à savourer le blé d'inde, les hot-dogs et... la bière.

2000-  Le groupe complet avec l'orignalEn milieu d'août, Patrick communique avec Jean pour lui annoncer qu'il ne pourra pas se libérer pour la chasse.  On doit lui trouver un remplaçant.   Ce n'est pas chose facile, il faut qu'il convienne à tout le monde.   Finalement, Jean rencontre Serge Courval qui chasse cette année dans le secteur 9 dans la même semaine que nous.  Serge lui apprend alors que leur groupe est toujours constitué de cinq chasseurs et qu'à tous les ans, par alternance, l'un deux est accompagnateur.  Cette année, c'est à son tour.  Il dit même que, comme la chasse approche, ça va peut-être lui manquer de ne pas être chasseur.  Finalement, il aime mieux être chasseur dans la 14 qu'accompagnateur dans la 9.  Le marché est vite conclu :  ce sera notre quatrième chasseur, au grand plaisir de tous.  Ça ne causera pas grand problème, ses amis occupant le chalet 2 à côté du nôtre, le 4 à l'hébergement Houde.

2000-  La fameuse roche qui a permis à Serge d'apercevoir l'orignalSerge s'en va à la chasse au caribou à la fin d'août.  Il n'aura donc qu'une seule occasion pour visiter le secteur.  Mais, on lui expliquera bien les résultats de nos recherches.  Jean va souvent visiter le secteur seul lorsque l'occasion se présente.   Il aime bien entre autres faire le trajet par la Baie Philippe en passant par la cache à Paul et revenir à son camion.  Une marche d'environ une heure et demie.   Rien de tel pour se mettre en forme.  Le 15 août, par une journée un peu pluvieuse, Jean aborde la descente vers le camion.  Il a bien remarqué des pistes fraîches à la saline de la cache à Paul.  Mais, c'est chose courante.  Il descend lentement comme à l'habitude lorsqu'il remarque une tache noire un peu plus bas dans le chemin maintenant refermé :  c'est bien un orignal qui se régale des jeunes repousses.  Dès qu'il baisse la tête pour manger, Jean s'approche, profitant du couvert dense pour se cacher dès qu'il relève la tête.  Il approche ainsi à moins de 100 pieds d'un jeune mâle.  Il est bien content d'avoir vu un mâle presqu'en plein centre de leur zone lorsqu'il en voit un autre dans le bois.  Celui-ci semble se diriger vers lui.  Jean attend.  L'animal passe à pas plus de 20 pieds de Jean sans le remarquer.  Dire que l'appareil-photo est dans le camion !

La chasse approche.   Nous sommes prêts :  les sentiers sont dégagés, les miradors sont entourés de jute et recouverts de toile, le topo-fil est posé.  Il ne reste qu'à être patients.

Les chasseurs de la première semaine sont montés depuis déjà deux jours.  Pas de nouvelles encore. J ean appelle souvent à l'accueil pour s'informer des secteurs qui ont abattu.  Mais aujourd'hui, Léo lui confirme la nouvelle qu'il attendait bien de toute façon :  la 14 a frappé.  On avait hâte que Guy redescende pour avoir des nouvelles.  Et des nouvelles, il en a donné.  Le deuxième matin, son frère Yves a abattu un jeune mâle à la baie du Hanneton.  Ce dernier était accompagné d'une femelle et d'un veau.  D'après Guy, ce n'était qu'une question de temps car il y avait beaucoup d'action un peu partout.  À notre tour maintenant...

JEUDI 14 SEPTEMBRE

Comme par les années passées, nous montons la veille en après-midi, question de faire une petite reconnaissance des lieux et de réparer les topo-fils cassés.  Bounsoum, Johanne et Maryse, la conjointe de Sébastien, nous accompagnent pour la fin de semaine.  Comme nous logeons au camp 4, où il n'y a que quatre lits et un divan-lit double, Serge accepte de coucher au camp 2 pour les deux premiers soirs alors que les femmes sont présentes.   Par la suite, il viendra se joindre à nous.  Le camp 1 est occupé par des amis.  Ce sont les quatre chasseurs du secteur 13.  Nous sommes en pays de connaissance.  Malheureusement, la température est très maussade.  Il pleut à boire debout, et on n'annonce rien de mieux pour les jours à venir.  On va faire avec.

VENDREDI 15 SEPTEMBRE

Tout le monde est fin prêt malgré la température.  Nous utiliserons nos quatre camions pour nous rendre à nos sites de chasse, le secteur 14 s'y prêtant bien.  Jean aura comme responsabilité de patrouiller le coin du lac Quille.  Il peut toujours, lorsqu'il est tanné d'être aux aguets, se rendre à la baie du Quille, accessible après une marche d'environ une heure.  Où même à une petite baie sur le ruisseau de ce même lac Quille.  Il chasse donc à l'extrémité de la zone.

Louis se dirigera vers la cache qui porte son nom.  Il préfère laisser son camion au coin de la route forestière # 2 même si ça lui prend près d'une heure de marche.  Il espère ainsi surprendre un orignal sur le chemin, dans le bûché assez récent.  Pour se dégourdir les jambes, il peut aller jeter un coup d'oeil à la cache à Guy.

Sébastien aura la responsabilité de la Baie Philippe et de la cache à Paul, les deux endroits étant assez rapprochés.  Il aime bien ce coin, d'autant plus que son oncle y a abattu un orignal quelques années auparavant.

2000-  Le petit mirador construit avec Guy BergeronSerge préfère faire la navette dans tout ce qui reste.  Et il a le choix.  Même si le premier groupe a frappé à la baie du Hanneton, c'est quand même un secteur intéressant.  Et le lac Hanneton lui-même n'est pas à dédaigner.  Le lac des Blattes a un mirador tout neuf qui ne demande qu'à être visité.  Il y a aussi le petit lac Bruant à l'extrémité sud de la zone qui possède son mirador.  Et si ce n'est pas assez, nous avons durant l'été retapé le sentier pour se rendre à la Baie Elliot.  Si jamais la température est trop maussade, il peut aussi en camion, faire la navette dans le chemin qui mène au lacs Elliot et Turner.  Comme choix, avez-vous déjà vu mieux ?

Mais en cette première journée de chasse, malgré l'anxiété des chasseurs, rien de bien concluant n'est apparu.  Nous n'avons vu aucune piste fraîche.  Sans compter que la pluie n'a pas cessé de tomber durant toute la journée, au grand désespoir des conjointes surtout qui espéraient bien mieux pour leur fin de semaine de congé.

Nous étions comme toujours reliés par radio et nous communiquions régulièrement.  Chacun espérait bien qu'un du groupe annoncerait avoir vu quelque chose de frais.  Mais ce n'est pas pour aujourd'hui.

SAMEDI 16 SEPTEMBRE

Le départ se fait aussi tôt que la veille, comme à tous les jours de chasse en fait.  Nous sommes tous anxieux de connaître du succès malgré la température très maussade.  Il y a longtemps que nous n'avons pas vu une aussi longue durée de mauvais temps.  Mais nos miradors sont bien aménagés pour nous aider à mieux subir ces contretemps.  Les toiles qui les recouvrent sont imperméables.  Nos vêtements sont de qualité :   chauds et imperméables.  Il suffit donc de se rendre à nos sites de chasse et d'être patients.  Nous savons qu'il y a un bon nombre d'orignaux dans la région.   L'un d'eux fera inévitablement une erreur.

On dirait que les journées se suivent et se ressemblent.  Les chasseurs communiquent par radio et font la même constatation :  rien de frais à se mettre sous la dent.  On décide alors d'être patients pour l'avant-midi et peut-être de faire un peu d'exploration en après-midi.

Pendant que Bounsoum dort dans le camion, Jean va faire une petite reconnaissance du côté de la Baie du Quille et de la petite baie en face où jadis, "Ti-Blanc" Plante a fait chantier.   Louis et Jean connaissent bien l'endroit car ils y sont allés souvent à la chasse à la perdrix à la fin des années 70.  Paul-Eugène Lachance leur avait montré l'endroit à l'été 74, alors qu'ils travaillaient sur un projet étudiant.  Ouf ! Que de beaux souvenirs.

Serge patrouille évidemment sa section mais ne remarque rien non plus.  Sébastien est plutôt patient à la cache à Paul si ce n'est la petite marche qu'il effectue dans le chemin pour permettre à Maryse, dont c'est la première expérience, de se réchauffer.  Louis aussi est très patient à sa place mais à part les topo-fils cassés la nuit dernière dans son chemin, il ne voit aucune trace de présence récente de l'animal convoité.

Jean finit sa journée en camion.  Pendant que Bounsoum conduit, ils descendent très lentement à partir du bout de la zone jusqu'en bas.  Ils espèrent évidemment surprendre un orignal dans le chemin ou sur les abords, comme on en voit souvent à la fin de la journée.   Mais, pas cette fois.

Il est prévu que les femmes descendent ce soir, vu qu'elles travaillent toutes lundi matin.  Sébastien et Louis vont les reconduire à l'accueil où les attend Michel Allard, le beau-frère de Louis.   Elles n'ont pas été chanceuses cette année, la température a fait des siennes et nous n'avons pas frappé en leur présence.  Mais, c'est ça la chasse...

DIMANCHE 17 SEPTEMBRE

2000-  Le mirador de la baie PhilippeSerge s'est fait un peu beaucoup taquiner la veille par ses amis du camp 2 :  en effet, ils ont frappé samedi.  Ils se plaisaient à lui dire que n'eût été de sa décision, il serait en train de fêter au lieu de se faire tremper jusqu'aux os.  Mais il en faudrait beaucoup plus pour atteindre un chasseur de la trempe de Serge.  Il en a vu d'autres.

Le plan de match est le même.  La température aussi.  Le résultat identique.  Par contre, Louis a aperçu une femelle en s'en allant à son site.  Il aurait eu amplement le temps de faire feu si elle avait eu le bon sexe.  Mais il est encouragé, se disant que les orignaux se montrent maintenant le bout du nez.  Il ne lâchera pas son coin, c'est sûr.

Sébastien aussi a des topo-fils de cassés dans le chemin qui monte à sa cache.  Il nous communique ce détail par radio à la première occasion.  Nous n'avons pas de nouvelles de Serge qui est sûrement trop loin pour que nous le captions sur les ondes.

Jean décide de changer un peu son plan de match.  Il se stationne au même endroit mais se rend plutôt à la baie du Quille.  De toute façon, il passe à l'embarcadère du lac Quille et peut aller y jeter un coup d'oeil en passant.  Mais c'est bien tranquille de ce côté.

Heureusement, la température semble s'améliorer.  Les nuages semblent moins menaçants et même s'il n'y a pas de soleil, à tout le moins, la pluie ne tombe plus.  Louis communique avec Sébastien et lui demande de venir le seconder au cas où un mâle accompagnerait la femelle du matin.  Nous avions judicieusement aménagé un sentier qui permettait de joindre le secteur de Sébastien à celui de Louis, au cas où...

Jean décide d'aller vérifier du côté du lac et de la baie du Hanneton.  Personne n'y est allé encore.   Même si la première semaine a frappé là, c'était il y a plus d'une semaine.   Jean passe un peu de temps à chacun des endroits, mais la journée avance à grands pas.  Il veut retourner dans son coin au lac Quille pour la fin de la journée.  Il est rendu près de son camion lorsqu'il entend au moins deux coups de feu.  Il ouvre son radio :  Serge parle avec Louis.  Il a frappé.   Jean n'a entendu que la fin des coups d'avertissement.  Pas de nouvelles de Sébastien.  Jean suggère à Louis de tirer un coup en l'air pour attirer son attention.  Le grand a réagi très rapidement.  Tout le monde se dirige vers l'endroit de l'abattage :  le bout du chemin dépassé le lac Bruant, au bout de la zone, quoi !

2000-  Le mirador du lac QuilleLaissons Serge nous raconter son exploit :  lui aussi n'avait rien trouvé de bien concret.  Il avait passé une partie de l'avant-midi dans la petite tour du lac Bruant.  Quand la pluie a cessé, il décide de partir en exploration.  Il emprunte le chemin, cul-de-sac.  Presqu'arrivé au bout, il est impressionné par la multitude de pistes fraîches dans le chemin.  De l'orignal, il y en a ici !  Ils ont drôlement piétiné sur une longue distance.  Serge continue jusqu'au bout du chemin, mais rien.  Il remarque alors un gros rocher, se disant que ça ferait un bon poste d'observation. Il peut difficilement y grimper mais réussit.  Il aperçoit alors à bonne distance de lui la tête seulement d'un orignal mâle.  Rien pour s'appuyer.  Serge épaule et ne tire qu'un coup :   l'orignal s'écroule, à la grande joie du chasseur, pour qui c'est le xième orignal, mais que ça réjouit toujours.  Il se dirige vers la bête pour vérifier qu'elle est effectivement morte et lance les trois coups d'avertissement avant d'ouvrir son radio.  J'oubliais de vous dire qu'il s'agit d'un mâle probablement de deux ans et demi.

Les quatre membres du groupe procèdent donc à l'éviscération.  Tout se déroule très rapidement.  Jean a récupéré en passant son VTT, de sorte qu'il a été très facile de ramener la bête toute entière.  Sur ce dernier point, un petit conseil :  n'écoutez pas les méchantes langues qui ont eu l'impression que le VTT ne pouvait faire le travail tout seul.  L'adrénaline du succès inattendu leur a fait perdre toute notion de distinction de pouvoir.

Imaginez le retour aux chalets pour Serge qui pouvait maintenant remettre la monnaie de sa pièce à ses éternels comparses de pêche et de chasse.  En plus, il avait été le tireur.   Quoi demander de mieux.

Nous avons pu pendre avec le treuil à Louis l'animal tout entier près du camp 2.  La température est assez froide quand même, de sorte que la bête a refroidi de façon idéale.  Place à la fête maintenant.

LUNDI 18 SEPTEMBRE

2000-  La cache à PaulComme l'orignal avait suffisamment refroidi durant la nuit, nous avons décidé d'aller le porter chez le boucher immédiatement.  Sébastien, Louis et Jean se chargent de cette opération.  Après un arrêt à St-Alexis pour montrer le résultat de notre chasse, nous nous sommes dirigés vers Yamachiche chez Louis où nous avons procédé à la mise en quartiers et au dépiautage.  Les quartiers ont ensuite été confiés à Yves Lavaute, sur les recommandations de Daniel Duval.  Au sujet de ce dernier, il est arrivé en trombe, juste avant notre départ de l'hébergement, pour nous annoncer qu'il venait de frapper lui aussi, un jeune mâle dans le même mirador où Louis avait été chanceux en 97.

Nous retournons à l'hébergement en après-midi.  Nous pouvons maintenant souffler un peu plus.  L'animal est en sécurité à la boucherie, loin des mouches.  Nous allons le fêter encore ce soir dignement.  En plus, David Dubé et sa bande sont venus nous voir par hasard ce soir-là.  Ils ne pouvaient mieux choisir.

MARDI 19 SEPTEMBRE

Le départ est fixé pour ce matin.  Nous ne sommes pas pressés.  Nous récupérons nos affaires et les entassons chacun dans nos camions.  La bonne humeur est naturellement au rendez-vous.   Nous nettoyons le camp et redescendons, fiers d'une autre réussite...

Réserve Mastigouche - Zone 14


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